Rémunérer la qualité du sol agricole : utopie ou nouveau paradigme pour concilier agriculture et fonctions environnementales

Boivin, Pascal (Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (hepia), HES-SO // Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale)

Introduites depuis au moins deux décennies en Europe, les mesures agro-environnementales ont mauvaise presse auprès des agriculteurs. Elles sont en outre largement considérées comme inefficaces et génératrices de lourdeur: leur modèle est donc remis en cause et des alternatives sont recherchées. Lorsqu’il s’agit du sol, premier outil de production de l’agriculteur, la résistance aux mesures agro-environnementales est un paradoxe choquant puisqu’il est clair qu’un sol de bonne qualité assure à l’agriculteur un travail mieux rémunéré, plus facile et plus gratifiant. Or, malgré les incitations, la qualité des sols décline partout sous l’effet des pratiques agricoles (Virto et al., 2014). Un tel paradoxe renvoie d’une part au modèle agro-économique et aux conditions de production qu’il impose, d’autre part à la forme des mesures d’incitation et à leur perception. Sur le premier point, l’agriculture de conservation apporte des réponses probantes. Sur le second, un débat est effectivement ouvert.


Article Type:
professionnel
Faculty:
Design et Arts visuels
Ingénierie et Architecture
School:
HEPIA - Genève
Institute:
inTNE - Institut Terre-Nature-Environnement
Date:
2017-06
Pagination:
5 p.
Published in:
Agronomie, écologie et innovation (TCS)
Numeration (vol. no.):
2017, no. 93, juin/juillet/août 2017, pp. 12-16
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 Record created 2020-08-14, last modified 2020-10-27

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