Prédation du chat domestique, felis catus (linnaeus, 1758) sur la faune sauvage, dans une commune péri-urbaine de haute-savoie (74)

Vuagnat-Kolter, Marius (Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (hepia), HES-SO // Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale)

Le chat domestique, Felis catus (Linnaeus, 1758) est une espèce invasive, un redoutable prédateur et un animal de compagnie qui ne dépend pas de la disponibilité des proies pour survivre. Ces trois aspects associés à l’importante densité de chats font de sa prédation sur la faune sauvage, un facteur important dans le fonctionnement des écosystèmes, qui peut entraîner localement le déclin d’espèces indigènes. La présente étude a eu lieu en Haute- Savoie dans la commune de Feigères. Toutes les proies ramenées au domicile par 44 chats domestiques ont été identifiées sur une durée de 3 mois. Un total de 163 proies ont été tuées (86 micromammifères, 69 oiseaux, 8 reptiles) pour une moyenne de 3,7 proies par chat. Neuf espèces d’oiseaux ont été identifiées, parmi lesquelles le moineau domestique (58 %) est le plus représentée devant le merle noir (13 %). Le moineau domestique est placé en première position car il est commensal de l’homme et vit dans toutes sortes de zones modifiées par celui-ci, notamment les jardins. L’extrapolation des résultats à l’échelle de la commune montre que 2068 proies dont 878 oiseaux ont été potentiellement tuées sur trois mois entre mi-avril et mi-juillet. Le suivi télémétrique réalisé sur une durée de cinq semaines sur cinq chats, a permis de démontrer que les chats sont inactifs la majeur partie du temps (77 %) et que leurs périodes d’activité privilégiées sont l’aube et le crépuscule, lorsque les températures sont les plus basses de la journée. Le domaine vital des chats est relativement petit, ils n’effectuent pas de grandes distances et occupent principalement leur foyer ainsi que le jardin attenant à celui-ci.

The domestic cat Felix catus (Linn. 1758) is an invasive species, a formidable predator and a pet which is not dependent on the availability of prey for its survival. These three elements, plus the high density of cats, make its preying on wildlife a major factor in the functioning of ecosystems. This can lead to a decline in indigenous species locally. The present study took place in the Haute-Savoie department (France), in the commune of Feigères. All the prey brought home by 44 domestic cats were identified over a period of 3 months. There were 163 prey items in all (86 small mammals, 69 birds and 8 reptiles) for an average of 3.7 prey items per cat. 9 species of bird were identified, among which the House Sparow was the most numerous (58 %) followed by Blackbird (13 %). The House Sparrow came first because it is closely associated with man and lives in all sorts of places modified by him, notably gardens. Extrapolating the results to the scale of the commune produces 2068 prey items including 878 birds which were potentially killed over the three-month period from mid-April to mid-July. Radiotracking carried out on 5 cats over 5 weeks showed that cats are inactive most (77 %) of the time. Their preferred periods of activity are dawn and dusk when the day temperatures are at their lowest. The cats’ territories are relatively small, not covering large distances, and mainly occupy their homes and the adjacent gardens.


Article Type:
professionnel
Faculty:
Ingénierie et Architecture
School:
HEPIA - Genève
Institute:
inTNE - Institut Terre-Nature-Environnement
Date:
2016-05
Pagination:
8 p.
Published in:
Le Bièvre
Numeration (vol. no.):
2016, tome 28, pp. 22-29
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 Record created 2020-08-18, last modified 2020-10-27

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